Vuelta a Espana 2019 – Étape 11 : St Palais-Urdax-Dantxarinea

Le retour des sprinteurs à Urdax-Dantxarinea ? À moins que les attaquants profitent de l’occasion sur un parcours accidenté.

Urdax Vuelta

Déroulement de la course

La Vuelta avait déjà fait étape à Urdax en 2016. Valerio Conti s’était imposé après une échappée fleuve. Le tracé du jour n’emprunte pas le même final, mais il est tout de même similaire.

Une succession de petites côtes non répertoriées va lancer la course dans les 40 premiers kilomètres et permettre à l’échappée de creuser l’écart. Avec 60 bornes restantes vers Urdax, les hommes de tête vont devoir se défaire de deux cols. Le premier, le Col d’Ispéguy avec près de 8 kilomètres à 6.3% est le plus dur de la journée et certainement celui où les sprinteurs perdront leurs illusions. Il sera difficile de rentrer après seulement une dizaine de kilomètres de descente avant d’attaquer le Col d’Otxondo avec 7 kilomètres à plus de 4%. Le col en soi n’est pas dur, mais va empêcher un regroupement rapide ! Avec 37 kilomètres jusqu’à la ligne, la tâche s’annonce ardue.

Même si les sprinteurs reviennent, il faudra prendre un bon faux-plat dans les 10 dernières bornes avant Urdax. À ce point de la course, il est envisageable que les attaquants se disputent la victoire.

Favoris

Alex Aranburu : Prendre une victoire hors d’une échappée semble hors d’atteinte. Le jeune espagnol grimpe bien et sa pointe de vitesse aura de quoi inquiéter ses adversaires. S’il est devant il sera très compliqué de s’en défaire. Une journée importante pour Caja Rural.

Valerio Conti : Vainqueur en 2016 à Urdax, on ne l’a pas encore vu sur cette Vuelta. L’italien est un coureur malin, quand il est devant, c’est souvent pour aller au bout. Les deux derniers cols seront une chance pour lui pour se détacher, mais comment encaissera-t-il les kilomètres restants jusqu’à la ligne ? Comme il y a 3 ans ?

Dorian Godon : Coureur intelligent et surtout grosse machine, il a surpris à Ares del Maestrat en finissant 3e. Il passe bien les bosses et les terrains escarpés ne lui font pas peur, comme le prouve son top 15 sur le récent Tour de Wallonie. AG2R n’ayant plus rien à jouer d’autre que des étapes après le craquage de Pierre Latour, il a carte blanche.

Zdenek Stybar : Déjà présent à l’avant sur cette Vuelta 2019, le tchèque grimpe mieux que l’on pense. Son contre-la-montre n’a pas été étincelant mais il n’a pas été mauvais non plus ! 34e hier, il est en jambes et le final vers Urdax lui correspond. Il pourra faire la différence sur le long faux-plat final.

Mark Padun : Donnez-nous notre échappée avec Mark Padun S’IL VOUS PLAIT !

Thomas de Gendt : Que dire de plus ?

José Joaquin Rojas : Habitué des échappées, l’espagnol cherche une victoire dans un Grand Tour. Il mérite ce bouquet plus que quiconque, mais doit se réinventer aujourd’hui pour ne pas être vaincu une nouvelle fois.

Luis Léon Sanchez : Infatigable chasseur d’étapes.

A surveiller

Jetse Bol : 2e derriere son coéquipier Angel Madrazo la semaine dernière, le néerlandais de la Burgos devrait repartir à l’attaque. Il trouve ici un terrain à sa convenance, avec des pentes qui ne devrait pas le faire craquer. Ensuite tout ne sera qu’audace. Son équipe s’est libérée avec cette victoire.

Pronostic

Avant de trouver le vainqueur, il faut déjà trouver qui sera à l’avant. La Vuelta est très importante pour les équipes Pro Conti invitées et il est toujours de bon ton de se montrer à l’avant. Si Burgos a déjà eu son étape, Caja Rural devrait y penser sérieusement. Alex Aranburu, de part son profil passe-partout, est tout désigné pour l’emporter.

Pronostic du Guidon : Alex Aranburu

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