Grand Prix Cycliste de Québec

Grand Prix Cycliste de Québec – 201.6kms

Première course du diptyque de la Belle Province dans la capitale de la région la plus francophone du Canada, les classiques canadiennes sont devenues incontournables dans la perspective du Championnat du Monde.

Plus “facile” que sa cousine montréalaise, le palmarès prouve cependant que seuls les grands noms du peloton sont parvenus à la maîtriser.

Le GP de Québec se dispute sur un circuit urbain, parcouru 16 fois, avec pas moins de 4 cotes au programme sur un peu plus de 12 kms. L’arrivée se fera sur la dernière, 1km à 4%.

Déroulement de la course

Les courses en circuit sont extrêmement tactiques, d’autant plus quand elles incluent plusieurs cotes tout au long du parcours. En ce qui concerne Québec, comme indiqué sur le profil ci-dessus, celles-ci sont courtes et peu exigeantes. Méfions-nous cependant, l’accumulation de ces petits murs pèsera dans le dernier kilomètre.

Québec fonctionne comme une course d’élimination, ou les formations vont peu à peu perdre des éléments pour qu’un peloton réduit se dispute le sprint. Attention tout de même, le GP de Québec n’est pour tous les sprinteurs, et seuls les plus costauds, doublé d’un bon punch peuvent faire la différence.

Ces deux dernières années, le maître en la matière et numéro 1 mondial Peter Sagan s’est imposé devant des spécialistes du genre : Greg Van Avermaet, Anthony Roux et Michael Matthews pour ne citer qu’eux.

 

Greg Van Avermaet 6/6
Michael Matthew 3/4
Diego Ulissi 3/5
Alexander Kristoff 1/2
Zdenek Stybar 0/1
Daryl Impey 1/3
Matej Mohoric 0/2
Michael Valgren 0/2
Sonny Colbrelli 1/1
Tim Wellens 1/6
Anthony Roux 1/3

 

 

 

 












Favoris :

Greg Van Avermaet : En l’absence du double détenteur du titre, le champion olympique parait être le favori numéro 1. Pas moins de 6 tops 10 en 8 éditions, il ne l’a toutefois jamais remporté. Le Belge sort d’un très bon BinckBank Tour (6e), il vient pour la victoire, et rien d’autre.

Diego Ulissi : L’italien aime les sprints difficiles, et est souvent présent sur la course avec tout de même 3 top 10. Il semble suffisamment en forme pour venir en chercher un nouveau, mais une question subsiste : avec la participation d’Alexander Kristoff, aura-t-il sa carte ?

Alexander Kristoff : Pas un habitué, mais impossible de ne pas le citer. Le norvégien est déjà venu faire un podium, mais il reste difficile à cerner : gagnant là ou on ne l’attend pas et s’inclinant parfois dans des sprints à sa portée. Son état de forme semble bon, et il pourra peut-être en profiter sur les routes canadiennes.

Zdenek Stybar : Le tchèque est rapide, surtout quand les sprints sont désorganisés. Peut-il compléter la razzia de Quick Step sur les classiques ? Difficile cependant à imaginer, mais il faudra garder un œil sur lui.

Daryl Impey : Dans ce qui est la meilleure saison de sa carrière, le sud-africain est un nom qui apparaît souvent lors d’arrivées similaires. 4e en 2014, il peut accrocher un nouveau top 5.

Michael Valgren-Magnus Cort Nielsen : Les deux danois d’Astana ont un point commun : ils ont confirmer leur talent en 2018. Le premier en s’adjugeant l’Amstel et le Het Nieuwsblad et le deuxième en levant quatre fois les bras, dont  une fois devant un certain Greg Van Avermaet au Yorkshire.

Sonny Colbrelli : D’année en année le sprinteur de la Bahrain passe des paliers. Suffisamment pour aller chercher la plus grosse victoire de sa carrière ? Au vu de la concurrence, probablement pas, mais l’italien sait se placer et il s’est déjà montré à son avantage cette année sur le Tour de France dans un sprint en pente.

Matej Mohoric : Le jeune slovène est un très grand coureur, et son année 2018 prouve à quel point il faudra compter sur lui dans le futur. Sensationnel baroudeur, capable d’aller chercher loin dans l’effort, meilleur descendeur du peloton, il est également très malin. Sur un nuage avec deux victoires sur le BinckBank Tour et sur au Tour d’Allemagne, Mohoric semble avoir les jambes pour aller chercher une nouvelle victoire. La Bahrain vient avec une équipe musclée, mais Mohoric aura une belle pancarte et devra ruser pour s’imposer.

Michael Matthews : Attention pancarte ! Le maillot vert du Tour 2017 semble en excellente forme et même plutôt frais, ce qui est rare à cette époque de l’année dans le peloton. La course semble être tracée pour lui, 3 top 5 en trois ans ! Vainqueur à Grammont il y a trois semaines, pas loin de jouer la gagne à Plouay, il est impossible de ne pas penser à lui pour la victoire.

Tim Wellens : Baroudeur et puncheur hors pair, Wellens possède également une belle pointe de vitesse. Le belge ne va pas tarder à relever les bras avant la fin de la saison, 5e l’an dernier, il est un des favoris…pour le GP de Montréal ! 1km à 4% n’est peut-être pas assez dur pour lui, mais on ne pourra pas être étonné de le voir lutter pour un nouveau top 5.

Anthony Roux : Et pourquoi pas ? Le français succéderait à Voeckler et son titre de champion de France a boosté sa confiance en lui. Le coureur de la Groupama-FDJ est rapide et connaît les routes canadiennes puisqu’il est venu y déjà venu faire une 3e place.

Pronostic :

Greg Van Avermaet est le favori numéro 1, après être passé 6 fois près de la victoire, comment en pourrait-il être autrement ? Et bien justement, Michael Matthews et la fraicheur dont il bénéficie vont une nouvelle fois empêcher le belge de la BMC de l’emporter. C’est l’homme en forme du moment et le parcours lui va à ravir. Il aura également à cœur d’accrocher une grosse victoire cette saison.

Favori du Guidon : Michael Matthews

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